et ben merci d'être venus nombreux donc j'ai vraiment un grand plaisir à accueillir Olivia amant dans ses rencontres parce que je trouve que cette réflexion sur robustesse et performante elle est performances pardon à la fois très intéressantes et vraiment au cœur de notre sujet et nous avons un invité surprise puisque vous avez peut-être compris mais nous avons organisé un certain nombre de séminaires donc dans l'idée que sur les chemins de Cluny d'autres débats ont lieu ailleurs et il se trouve qu'Olivier Hamon a fait un séminaire à Lyon et donc monsieur Grégory Doucet maire de Lyon va nous faire un micro témoignage après l'intervention d'Olivia amant sur ce qui s'est dit dans ce séminaire et est-ce qu'il lui a parlé en tant qu'élu voilà donc on va entendre Olivia Hamon pendant une petite demi-heure et ensuite je donnerai la parole à Doucet et en fait nous sommes très preneurs d'échanges avec la salle donc ensuite nous pourrons faire circuler le micro merci je prends ce micro c'est bon voilà ça marche bonjour à toutes et à tous ravi d'être là dans ce cette solu un peu étonnant qui est quand même qui naît des ruines c'est ça dit des choses peut-être pour nous aussi alors en fait je vais peut-être pour démarrer je vais vous raconter des petites histoires des petites histoires j'étais contacté par un certain Étienne Élie Étienne Elis c'est un ingénieur de la Silicon Valley qui a travaillé pour untel et donc quand on a un ingénieur qui de la Silicon Valley qui vous contacte en général on est un peu méfiant aujourd'hui je sais pas si vous avez remarqué mais on est un peu changé le regard et encore une fois il me contacte et en fait il me raconte un peu sa vie quand il était ingénieur chez Intel donc il me raconte par exemple que il y a un employé un jour qui est venu avec une batte de base-ball au bureau pour massacrer son manager à pas de baseball donc là c'est Tarantino mais sauf que c'est la réalité de ce qu'il a vu et il raconte aussi un cadre d'un manager qui est arrivé en courant pour sa réunion qui était en retard il était très content d'être arrivé à sa réunion sauf qu'il avait laissé son bébé de quelques mois dans sa voiture en Californie donc ouais vous imaginez le résultat ça c'est ce qu'il a vu chez Intel et donc il a quand il a vu tout ça il a décidé de se faire virer vintel il a insisté auprès de ses patrons pour se faire virer et aujourd'hui il a créé une association pour exfiltrer ces anciens collègues je cite 100 mots exfiltré alors ça pour la première petite histoire une autre petite histoire pas que je sois trop long parce que tu dis soit une autre petite histoire c'est la cyberattaque là il y a une table ronde sur lia donc il y a une petite dose de numérique quand même une cyberattaque en 2017 notre pessia la Russie qui attaque l'Ukraine qui crame tous les serveurs d'un logiciel de fiscalité des entreprises donc un énorme impact sur les métros les écoles tout s'arrête et évidemment ce virus informatique sort et va cramer les serveurs d'une boîte qui s'appelle mers qui est le premier transporteur maritime international 20 transports mondial vous voyez des gros conteneurs la mère ce cas bon ça donc ça crame tous les serveurs du de Copenhague et aussi les 150 centres commerciaux ce que dans le monde entier donc là ils auraient dû faire faillite alors pourquoi n'a-t-il pas fait faillite c'était 60 milliards de dollars la perte donc c'était vraiment énorme pourquoi n'ont-ils pas fait faillite parce que le jour de l'infection est bien le Ghana avait une panne électrique et donc ils ont pu récupérer les données de merks dans le serveur dacra au Ghana parce qu'il y a eu une palette à quoi ça tient en fait ça c'est une illustration sous l'île un peu voilà j'ai choisi mais une illustration du monde extrêmement fragile dans lequel on est en termes de santé mentale en termes de santé économique aussi je parle je passe sur la santé écologique parce que ça vous connaissez assez très bien on est dans un monde hyper fragile et en fait quand on regarde bien ce qui ce qui nous arrive là c'est un monde qui est sur optimisé on a mis l'accent sur la performance du matin au soir on en parle tout le temps c'est quelque chose c'est une valeur qui est devenu très positive je dis pas qu'il faut pas te performance c'est juste que c'est devenu un culte inculte c'est vraiment je pèse mes mots c'est un cul c'était un mot qu'on ne questionne plus si vous voyez le mot performance quelque part ça sera toujours positif la performance énergétique la performance éducative la performance pédagogique tout ça c'est toujours positif alors c'est ça que je voudrais un petit peu questionner parce que la lecture du monde qu'on peut faire aujourd'hui c'est plutôt un monde qui est en poly crise comme dit Davos le la CIA le GIEC enfin tout le monde le dit on rentre dans ce monde de la polie crise et pourquoi nous rentrons dans ce monde de la poli crise parce que nous avons mis le compas sur la performance quand on sur optimise les systèmes quels qu'ils soient ils cassent la Saint-Denis de covid parce que c'était pas une pandémie c'était une maladie du système le covide c'est un Sark of 2 c'est un virus très banal qui a mis à plat toutes l'économie mondiale ça dit quand même des choses sur la fragilité de nos systèmes quand même le même virus dans les années 60 on n'aurait pas confiné il faut réaliser ça quand même d'ailleurs il y a eu la grippe de Hong Kong on n'a pas confiné donc c'est voilà on est on est rentré dans ce monde donc en fait on a des indicateurs comme ça un petit peu diffus qui nous disent oui alors là en perform trop juste un petit derniers chiffres comme ça là est-ce que vous savez combien de burn-out ont été déclarés en France en 2024 alors la réponse c'est 2,5 million 11 % de la population active donc il y a quand même clairement bah voilà enfin il y a un problème quoi et alors évidemment et vous le savez bien l'épidémie de Burn Out des humains ce n'est que la partie émergée d'un burn-out planétaire c'est notre compas sur la performance qui est en train de tout brûler c'est il y a des méga feu mais il y a aussi des méga feu sociaux il y a aussi des méga feu mentaux alors comment on fait pour sortir de ça ben en fait alors c'est d'ailleurs un petit peu ce qu'on avait discuté à Lyon quand on regarde les mots qu'on a à disposition en fait on a une galerie de mots donc on a un lexique on a un vocabulaire on à la sobriété on a la régénération on a la résilience des tas de mots comme ça là mais on n'a pas de grammaire donc en fait si vous regardez bien il y a une grammaire dans le monde actuellement et cette grammaire c'est la loi du marché la loi du marché c'est la loi de l'offre et la demande et dans cette loi du marché il y a du vocabulaire et il y a une grammaire et c'est pour ça que c'est un bulldozer idéologique parce que ce vocabulaire est très bien articuler il fait sens dès qu'on a trois ans on sait ce que c'est que la loi de l'offre à la demande il y a aucun problème tout le monde l'a acquis sauf que quand on réfléchit bien et là je vais faire du Michel Serres dans le texte la loi de l'offre et la demande elle n'a aucun sens parce que la loi de l'offre à la demande ce sont des humains qui s'échangent des biens et des services et qui font l'hypothèse d'une nature gratuite et illimitée donc c'est une plutôt une mauvaise hypothèse évidemment que la nature n'est ni gratuite ni illimitée en tout cas à l'échelle d'une vie humaine c'est ça n'a aucun sens la la vraie loi c'est la loi des besoins et des ressources la loi de la vie la loi des besoins et des ressources quand vous pensez loi des besoins et des ressources vous êtes obligé de penser tout interaction entre humains comme un ménage à 3 avec un troisième partenaire qui est la nature qui est le vivant quoi un peu là ça change tout alors le problème c'est que ok on a cette loi des besoins des ressources qui est la loi de la vie il fallait que je donne ma casquette de biologiste c'est ce qu'on voit quand on analyse les systèmes vivants c'est la loi des besoins et des ressources mais toujours pareil on a toujours ce vocabulaire un peu flottant qui fait qu'on va dire des choses qui vont être un peu problématiques on va peut-être faire de la sobriété mais qui va faire des effets rebonds et donc qui finalement va être contre-productif on voit on va vouloir faire de la performance pédagogique mais si on fait de la performance pédagogique en fait c'est une forme de violence pédagogique donc peut-être que ça va marcher pour certains mais pas pour d'autres voilà donc c'est toujours il sait pas pas très bien articuler alors qu'est-ce qu'on peut proposer en fait ce que ce que je peux mettre sur la table est-ce que nous pouvons mettre sur la table c'est cette idée de juste endosser le fait scientifique et endossé ce que l'on observe nous sommes rentrés dans le monde fluctuant dans le monde turbulent c'est que si on prend les événements climatiques extrêmes leurs fréquences a été multipliée par un facteur 4,5 depuis 2000 donc nous sommes rentrés dans ce monde fluctuant et donc j'ai pas besoin de vous le redire le fait de vous le savez très bien que ce soit sur le plan social géopolitique économique écologique ça fluctue et ça va fluctuer de plus en plus ça si on suit les rapports du GIEC et compagnie ça va fluctuer de plus en plus au 21e siècle et on en prend pour deux ou trois siècles on a tellement tout déréglé que ça va prendre vraiment beaucoup de temps à passer à autre chose quoi donc on va rentrer dans ce panda donc ça c'est notre contexte qui est très différent du contexte que l'on quitte c'est que le niveau de fluctuation qu'on va vivre au 21e siècle les humains ne l'ont pas vécu depuis le dernier âge glaciaire on a Pro 10 000 ans de cette relative stabilité climatique ce qu'on va vivre au 21e siècle ça va vraiment nous défriser vous avez des exemples le Pakistan en 2022 la moitié l'image satellite c'est bleu donc la moitié du pays est inondée en 2021 l'Ouest canadien c'est l'été est à 52 degrés au lieu d'être à 35 d'un seul coup c'est le la température moyenne de 2100 qui arrive vous voyez c'est le long terme qui vient au présent c'est ça le monde fluctuant donc c'est pas c'est pas les moyennes qui vont nous intéresser c'est les valeurs aberrantes c'est l'écart-type pour un cage mathématiques que c'est ça qui va vraiment nous nous impacter alors pour l'instant les valeurs aberrantes c'est des grands événements extrêmes ont plutôt tapé des endroits où il y a pas de gros enjeux politiques oui l'Ouest canadien oh le Pakistan mais si on avait un ouragan avec des vents à 400 km/h dans New York alors là les gratte-ciel tombent là il y aura une réalisation je suis pas en train de d'espérer ça mais c'est juste pour vous dire que on est rentré dans mon futur mais on ne le voit pas parce parce que pour l'instant ça n'a pas tapé dans des lieux de pouvoir mais ça peut arriver demain c'est c'est ça le monde Futura alors qu'est-ce qu'on fait dans ce monde étudiant je vais finir on va dire le mot que dans un monde futur et ben il faut être robuste voilà c'est tout bêtement la réponse facile le mot hein c'est le mot juste pour moi la robustesse un système qui est robuste c'est un système qui est stable et viable malgré les fluctuations donc si vous voulez tous les êtres vivants sont robustes donc c'est pour ça que c'est très pratique un arbre dans le vent il est stable malgré les fluctuations et puis il y a un arbre il y a aussi capable de vivre avec une gelée hivernale avec des sécheresses estivales voire même la foudre bah ça c'est viable malgré les fluctuations donc il est stable et viable malgré les fluctuations la robustesse ça vient de Robus le chêne donc ouais on est vraiment dedans donc ça c'est la rue 7 donc vous voyez c'est très simple dans un monde futur il faut être robuste comment on fait pour être au bus et là c'est très éclairant de regarder ce que font les êtres vivants les êtres vivants sont robustes parce qu'ils ne sont pas performants donc en fait ce qui est incroyable c'est que on a en face de nous une réponse et un contre modèle en fait ce qui fait que les êtres vivants parviennent à avoir tendres Augustin c'est qu'ils ajoutent beaucoup de marge de manœuvre beaucoup de jeux dans les rouages et c'est ça qui permet d'absorber les chocs et de créer un espace de viabilité dans lequel on peut se transformer et donc vivre et se transformer donc la robustesse c'est un potentiel si vous voulez c'est une mise en capacité et donc ça ça c'est ça qui est si joyeuse c'est la pulsion de vie si vous voulez la robustesse c'est la pulsion de vie quand on prend soin de sa robustesse le potentiel s'ouvre mais donc là on peut faire des projets on peut se projeter dans le futur on peut embarquer c'est oui c'est plutôt joyeux hein la vitesse alors donc on est dans ce moment très simple vous voyez l'équation le monde devient de plus en plus fluctuant donc il faudra être de plus en plus robuste pour être plus robuste il va falloir trouver un nouveau compromis avec la performance c'est que comme pour le nuancer c'est pas qu'il y a zéro performance chez les êtres vivants il y a des moments de performance la lionne qui va chasser la gazelle va quand même prendre le chemin le plus court oui dans quels on peut considérer que les performante mais c'est juste ce moment là où elle est performante vous savez les lions ils dorment entre 16 et 20h chaque jour donc en termes de performances en termes de management par exemple ce serait pas extraordinaire c'est du Gaston Lagaffe XXL quand même voilà mais tout est comme ça la photo synthèse son rendement énergétique c'est 1 % les plantes gâchent 99 % d'énergie solaire et tout ça ça permet de gérer des fluctuations environnementales donc voilà donc on a on a on a une petite leçon qui est toute simple mais en fait il me semble aussi qu'avec cette robustesse on commence à avoir un début de grammaire donc je vais revenir sur le vocabulaire et la grammaire comment quand on pense robustesse avant performance vous voyez déjà là on articule on donne le primat à leur business sur la performance c'est que on ne on est vaincu pas la performance on la met en second le critère de choix dans les projets et bien c'est d'abord la robustesse ensuite la performance oui comme c'est c'est tout simple c'est vraiment juste un critère de choix est-ce que le projet que je suis en train de est-ce qu'il est robuste pour lui-même et est-ce qu'il est au service de la robustesse des territoires mais quand on pense comme ça on a mieux compris ce que c'était que la régénération par exemple et par exemple si je prends une entreprise et qu'on lui dit il faudrait que tu deviennes une entreprise régénérative je peux vous garantir que 99 % 98 % peut-être des entreprises vont dire bah non moi ça va bien je j'essaie déjà de maintenir une économie de payer mes salariés je pars en plus faire des services écosystémiques voilà de régénération du territoire alors par contre si vous vous dites à cette entreprise alors là tu vas affronter des fluctuations tu es en affrontes déjà donc il faut que tu soignes ta robustesse comment tu fais pour être au bus bah voilà donc tu vas augmenter les marges de manœuvre à l'intérieur mais il faut que tu sois au service de leur business de ton territoire sinon tu n'es pas robuste pour vous donner un exemple très concret c'est un architecte qui m'avait raconté ça vous construisez une maison très robuste donc avec un biosourcé autonome en énergie enfin le truc incroyable quoi donc la maison elle est vraiment très robuste et puis il y a une coulée de boue qui se passent dans le territoire bon bah cette maison elle va tenir debout parce qu'elle est robuste mais sauf qu'elle se elle va se retrouver toute seule dans un territoire dévasté elle n'est plus robuste qui va habiter dans cette maison donc la robustesse c'est dans les deux sens en interne et en externe donc il faut prendre soin de sa robustesse pour être au service de la robustesse des territoires ben quand vous pensez comme ça vous faites de la régénération en fait vous générez la régénération sans vous en rendre compte vous voyez le truc c'est en fait on commence à articuler les choses si quand on donne le primat à la robustesse sur la performance on commence à faire de la régénération 150 comptes un autre exemple le la sobriété alors pareil la sobriété si vous demandez à des citoyens alors peut-être pas dans cette salle mais il y a des citoyens d'être sobre réduire ça embarque pas grand monde quoi enfin c'est pas c'est pas une pulsion de vie ça réduire on est plutôt en croissance enfin je veux dire en croissance pas économique je parle pas de la croissance du film mais voilà on est en croissance on a envie de d'apprendre des choses voilà alors si vous commencez par la sobriété vous allez braquer c'est le renoncement c'est l'écologie punitive alors comment on fait toujours pareil si vous commencez par la robustesse par exemple vous allez faire des objets réparables les objets réparables ils ne sont pas sobre à la fabrication ils sont plus gros mais les gros boulons là faut pouvoir les réparer etc donc à la fabrication ils sont pas sobre mais parce qu'ils sont réparables ben là vous allez pouvoir les faire durer et les transmettre ça va générer de la sobriété donc vous commencez par la robustesse ça génère de la sobriété vous voyez ça articules là ça commence à être une grammaire et donc il y a plein de choses comme ça et alors ce qui est incroyable il voit il y a à quel point c'est un moment culturel il va falloir dérailler du culte de la performance et je dis bien dérailler c'est le bon verbe c'est que la première chose à réaliser c'est que nous sommes sur des rails des rails idéologiques on va parler de l'extrême droite tout à l'heure c'est c'est la même chose hein c'est c'est un rail de l'hyper performance les ultra-performants c'est voilà enfin bref je vais pas refaire la table ronde de tout à l'heure non mais peut-être pour donner un exemple qui est flagrant et c'est vrai que vous venez de l'INRA il me semble que les fermes en agriculture biologique on agroécologie sont des fermes qui justement ont travaillé la robustesse au détriment des 115 to hectares qui seraient la performance exactement alors c'est ce qui est extraordinaire avec la Russie c'est que en fait quand on fait de l'écologie finalement on fait déjà de la robustesse sans forcément utiliser le mot mais à lui il n'y a pas de on n'est pas obligé d'utiliser le mot robustesse ce qui est important c'est surtout que ce soit de la robustesse fonctionnellement est en effet quand on fait de l'agroécologie on ne cherche plus le rendement maximal on cherche le rendement stable donc ça veut dire qu'on remplace des dépendances externes avec des engrais et des pesticides des semences par des productions locales donc c'est la biodiversité les services écosystémiques de la biodiversité locale qui remplace les engrais et les pesticides bah ça c'est robuste ça ne dépend pas du prix du pétrole ça dépend pas de la géopolitique mondiale c'est tout est sur le territoire et c'est en interaction avec d'autres territoires donc c'est là aussi on peut avoir de la porosité entre lieu et en fait ce que je dois vous faire avec cette histoire de performance et de Russes là je vais un peu à 4000 à l'heure pour consulter je parle trop vite mais c'est pour j'aimerais bien qu'il y ait des questions et qu'on ait le temps de performant quoi c'est ça je suis une contradiction ambulante je suis d'accord je suis contradiction ambulante mais c'est mon propre incohérence voilà alors que nous pas du tout mais ce que je voudrais dire surtout en fait c'est que donc c'est un moment c'est un moment culturel donc nous sommes en train de dérailler du cul de la performance ça fait un grosso modo 10000 ans depuis qu'on a inventé l'agriculture finalement qu'on a décidé de sécuriser la prise alimentaire avec l'option performante et après ça c'est pas rangé les plantations la colonisation la mécanisation la grande accélération depuis les années 50 c'est une course vers la performance et aujourd'hui on arrive au burn-out c'est la fin d'ailleurs quand vous regardez bien aujourd'hui la fin octobre là c'est parfait un octobre 2025 shut down aux États-Unis n'est Johan en Chine blocage économique on n'a pas de gouvernement enfin on peut considérer qu'on a pas de gouvernement on n'a pas vraiment de par le vent non plus donc on est vraiment dans un blocage complet donc on arrive là c'est un burn-out démocratique aussi donc on est vraiment dans un moment comme ça alors bon qu'est-ce qu'on fait avec ça donc c'est ce moment culturelle là ou si on commence à articuler et avoir en fait une contremaître mais oui une contre grammaire qui est non violente c'est sexy contre grammaire terrestre donc si on prend la loi des besoins et des ressources c'est la loi de la vie sur terre et dans cette loi des besoins des ressources pour l'articuler la robustesse c'est un premier critère de choix dans les dans les décisions et en ce qui est incroyable c'est que quand on bascule du primat à donner à la performance au primat donné à la robustesse l'impossible devient possible c'est ça qui est incroyable c'est que l'impossible reste impossible quand on reste sur les rails de la performance nécessairement positive donc par exemple si je vous dis qu'on va pour reverdir les déserts du Sahara on va transformer le sable en eau on voit ça ça paraît quand même un peu impossible bah pourtant c'est ce qu'on fait la méthode des demi-lune c'est de faire une petite d'une 50 cm de haut ça condense de l'eau tous les matins et bien ça c'est très robuste il y a pas besoin de dessaler de l'eau de mer d'arroser des déserts etc ça va faire de l'eau qui va s'accumuler très lentement c'est pas performant c'est pas comme un tuyau d'arrosage c'est moins performant très clairement mais c'est robuste ça demande aucun entretien une fois que vous avez fait votre d'une ça va reverdir le désert bah ça c'est de l'impossible qui devient impossible un autre exemple c'est si je vous dis j'aimerais bien que dans le monde futur les objets de luxe donc c'est vraiment ceux qui sont les plus qualitatifs soit au prix le plus bas bon ça ça paraît impossible dans la loi de l'offre et la demande bah dans la loi des besoins et des ressources évidemment que c'est ça qui se passe donc si vous pensez à l'économie de la fonctionnalité l'économie du partage les biens en commun qui viennent de s'ouvrir à Lyon les bibliothèques d'objets bah si votre perceuse là c'est pas votre perceuse c'est une perceuse partagé vu qu'elle est partagé il vaut mieux qu'elle soit robuste parce que elle va elle va prendre plein de mains elle va tourner à peu près 24 heures sur 24 mais très souvent quand même donc elle est très utilisée et donc ça sera une perceuse de luxe vous aurez accès à votre perceuse de luxe tout le temps pour 1 heuro bah c'est donc c'est pareil pour les voitures partagées c'est pareil pour les ludothèques les bibliothèques c'est tout ça quoi et donc en fait le monde c'est incroyable c'est que le monde robuste il est déjà là en fait on est on est bien mieux équipé aujourd'hui qui a 20 ans c'est ça aussi hein qu'il faut réaliser c'est ça moi je suis assez pour arrêter de faire des plans pour 2050 2070 et tout ça enfin en général quand on fait des plans pour 2050 en gros on fait rien jusqu'en 2049 et puis en 2049 on panique alors ce qui est plus intéressant c'est de juste réaliser qu'on a déjà basculé on est déjà dans mon robuste si on doit donner une date c'est entre 2010 et 2020 c'est là où les projets qui était très marginaux qui était vraiment très loin Pierre Rabhi une femme et en fait qui ont fait école c'est qu'en fait entre 2010 en 2010 on sort d'une crise financière 2020 c'est la crise sanitaire et quand vous regardez entre les deux c'est là qu'il y a de énormément d'initiatives l'économie de la fonctionnalité l'agroécologie qui se développe beaucoup c'est toujours minoritaires enfin faut pas voilà c'est minoritaire mais c'est là où ça et en fait le depuis 2020 on peut considérer que le monde enfin le cul de la performance et zombie il est mort il est mort et d'ailleurs il est incarnée par des personnes qui sont obsédées par la mort donc apparemment moi je vous invite à regarder la performance ça c'est une méthode de lutte sociale qui est extrêmement pertinente qui est joyeuse aussi la satire de du culte de la performance il est énorme c'est quand vous prenez les putin les Netanyahou les meufs que les terrains etc ils sont fascinés par des projets de mort c'est ça qui veulent déménager sur une autre planète qui est morte il veut faire des tombeaux hein ce qu'on appelle des bunkers c'est des tombeaux faire des villes dans le désert saoudien en fait c'est que des projets de mort quoi ça Malte man il veut que ça mémoire soit dans une dans une IA les machines sont mortes l'ingénieur habilité c'est quand est-ce qu'on est invulnérable ben c'est quand on est mort Iron Man c'est un sarcophage volant il faut quand même le dire quoi c'est donc c'est c'est ça qui est donc quand on a bien compris ça la robustesse on comprend que c'est resté sur faire vivre avec les fluctuations c'est ce que font tous les êtres vivants donc il y a pas de raison que nous société humaine économie humaine on ne fasse pas ça et donc voilà parce que ça serait peut-être mon appel finalement c'est c'est ça c'est de changer cette culture si vous donnez le primat à la robustesse alors il va se passer quelque chose d'assez incroyable c'est que ça va produire de la santé commune voilà si je vais jusqu'au bout de la de la grammaire la santé commune c'est quand on en fait on a compris qu'on a versé la place du modèle économique c'est que aujourd'hui quand on fait des projets donc avec la loi de l'offre et la demande on pense que tout projet est contraint par le modèle économique donc en fait l'économie c'est la contrainte d'entrée et donc si on a un beau modèle économique on pense que ça va faire du lien social et du soin à l'environnement alors ça c'est de la pensée magique il y a absolument aucune raison que l'économie fasse du lien social ou prennent soin de l'environnement c'est de la pensée magique en fait tout simplement parce que l'économie c'est une abstraction abstraction mathématiques du monde fallait absolument aucun agenda pour le social ou pour l'environnement c'est juste l'économie en fait pourquoi il y a quand même un peu de liens social et un peu de soins à l'environnement dans notre économie actuel c'est du ruissellement mais le ruissellement qui vient des ressources c'est qu'on est assis sur encore beaucoup de ressources et donc il y a une petite partie qui part dans le lien social et dans l'environnement et tout petit le 1 % pour la planète calculé que c'était 0,25 pourcents des donateurs qui ou ça arrivait finalement au sein de l'environnement 0,25 % donc c'est extrêmement faible donc comment on inverse tout ça voilà donc si on pense robustesse on a compris que notre monde était fluctuant et donc l'abondance des ressources c'était juste pas vrai il y a pas abondance des ressources on est plutôt dans un monde où il y a des pénuries chroniques de ressources il y a des fluctuations il y a des arrêts voilà il y a des pénuries de moutarde en 2022 il y a la Chine qui est en train de taxer les terres rares donc il va y avoir des pénuries massives dans les dans les années qui viennent dans les mois qui viennent donc dans un monde en pénurie que ce soit le pénurie de bois de d'animaux enfin tout ça quoi effondrement on avait diversité et ben la première chose à faire c'est de prendre soin des miniatures elles donc la fondation de tout projet c'est la santé des milieux naturels si on prend soin des mines naturels et évidemment qu'on le fait collégialement collectivement bah ça ça crée du lien social s'il y a du lien social alors ça crée des expertises bah ces expertises vont créer des modèles économiques et donc là c'est plus de la pensée magique ça c'est de la pensée systémique ont atterri comme dirait Bruno Latour on atterrit on prend soin des mines naturelles ça crée du lien social le lien social crée des modèles économiques et donc l'économie n'est plus la contrainte d'entrée c'est le produit de sortie et donc c'est un peu ça la santé commune c'est les trois santé santé des miniatures santé sociale santé des humains interdépendante de façon hiérarchique c'est d'abord la santé des mines naturelles qui permet la santé sociale qui permet la santé des humains et ça donc ça permet un petit peu de sortir du peut-être du One Elf qui parfois est un peu mal fagoté là là c'est hiérarchique c'est pas juste 300 tu en interdépendance 300 c'est un peu dans trois cercles distincts elles sont interdépendantes elles dépendent l'une de l'autre quoi 5 minutes et ben alors mais je vais peut-être parce que je vais tasser Olivier cette histoire de santé commune en fait ça peut se décliner je vais continuer ça peut se décliner dans plein de dans plein de domaines alors il y a on parlait de l'agroécologie par exemple ce qu'on quand on fait de l'agroécologie on remplace la dette par une dépense évitée oui c'est tous des mots là qui sont très enfin qui qui mettent en mouvement oui si on dit il faut lutter contre la dette bah non voilà la dette elle est là non on va plutôt faire des dépensé vite et si vous invite des investissez dans la voie écologie vous aurez moins de dépenses de santé vous aurez moins de dépenses liées au désert sociaux etc ça c'est voilà ça c'est de la dépense évitée mais c'est plein de choses qui changent le client par exemple le client dans le monde de la performance c'est nous nous sommes tous des clients tous et toutes des clients le monde de la performance crée une société de consommateurs passif qui ne vote plus qui ne s'engagent plus qui n'ont plus qui n'ont plus dans les activités dans un monde de robuste évidemment que tout le monde doit s'y mettre donc le client le consommateur devient plutôt un coopérateur devient un acteur c'est beaucoup plus joyeux de nouveau on remplace l'abondance matérielle par l'abondance des interactions puisqu'il n'y a plus d'avance dans ce matériel en fait vraiment on passe du parasitisme à la symbiose oui donc c'est tous les mots qui changent donc voilà le client devient coopérateurs le décideur ça devient un facilitateur une facilitatrice le financier bah ça devient un assureur oui parce que si je prends un financier ce qui est un peu un gros mot le financier c'est quelqu'un qui investit dans des projets si on rentre dans un monde futur il ne va plus investir dans des projets qui n'ont pas des garanties de robustesse donc s'il devient un assureur oui c'est tout qui change c'est vraiment transversale et donc c'est en fait c'est vraiment que c'est un changement culturel une fois qu'on a acté ça alors je peux vous faire un petit témoignage je vais peut-être terminer là-dessus personnel c'est que j'en parle depuis à peu près il y a 10 ans de cette histoire de robustesse alors avant le covid à vrai dire je prêcher vraiment dans le désert et notamment auprès d'entreprises ont dit oui bon il est bien gentil avec sa robustesse biologique mais l'économie c'est différent et puis bon bah covid là voilà le monde sur optimisé a explosé en vol et donc il y a bien montré que ça marchait plus quoi bon je vous parle sur les burn out des compagnies donc depuis 2020 quand je parle de robustesse je me rends compte qu'il y a une écoute dans le monde économique et des personnes qui seraient jamais qui seraient jamais venus ici et qui pourtant se disent bah oui bah en fait il va falloir que je prenne soin de ma robustesse quoi parce que ça va tanguer de plus en plus fort et puis il le voit ça temps que chez eux aussi quoi donc cette robustesse ça peut être aussi une porte d'entrée pour élargir le cercle enfin pour rendre cette communauté plus poreuse pour en fait plutôt que de se créer un oasis écologique si vous voulez qu'il y a un petit paradis sur terre mais qui crée des déserts autour là l'enjeu c'est plus ça bah c'est de monter en échelle c'est vraiment de dire bah voilà on a on a une clé de lecture du monde qui est très viable qui est viable d'ailleurs juste variable et qui est désirable la robe qui ne veut pas être robuste la robustesse c'est durée et transmettre ça c'est une pulsion humaine profonde c'est la vie durée transmettre donc quand vous mettez la robustesse sur la table les gens vous écoutent en fait le je vous donne un petit un petit équation vous commencez par le monde fluctuant donc vous démarrez pas avec la crise écologique soit non le mode futur géopolitique ça fluctue ça fluctue socialement ça fait que tu économiquement là tout le monde vous écoute si ça fluctue qu'est-ce qu'on fait bah il faut être robuste c'est par défini en photo russe comment on fait leur vitesse et ben ici il faut regarder les collectifs de citoyens les entreprises les associations les territoires qui font déjà leur business comment ça marche chez eux et bah en général il développe des solutions sociaux écologiques et là vous allez faire rentrer des personnes qui sont peut-être de droite qui sont de n'importe quel bord finalement qui vont commencer à s'intéresser à ces solutions très créatives très ouvertes qui sont viables et donc ça vous permet là aussi un dernier mot c'est de de vous réapproprier de nous réapproprier le mot de sécurité la sécurité a été complètement récupérée par la droite et l'extrême droite et le centre qui est un peu dans la même Vence l'extrême centre on pourrait dire comme personne je dirais donc là la sécurité en fait c'est pas une doctrine sécuritaire qui crée de l'insécurité qui crée de la paranoïa ça c'est la sécurité en version droite extrême droite la sécurité pour nous c'est tout simplement la sécurité c'est la viabilité du territoire si vous êtes dans un territoire viable alors vous vous sentez en sécurité et à vrai dire la sécurité devient de la sérénité c'est très apaisé et ça en fait ça c'est beaucoup plus puissants que n'importe quelle lutte frontale et peut-être un petit mot pour clôturer je vais citer Michel Serres je vais mettre ma casquette institut Michel Serres Michel Serres il disait l'utopie n'existe pas c'est juste que elle n'a pas encore trouvé son lieu à nous de jouer merci merci pour le coup Olivier Hamon alors un témoignage de Grégory Doucet un retour à chaque fois que j'entends Olivier j'ai envie de partager plein de choses aussi et surtout de de l'interpeller en disant mais là est-ce qu'on fait vraiment de la robustesse d'après toi qu'est-ce que qu'est-ce que tu en penses et cetera c'est vrai qu'on s'est vu il y a quelques semaines autour de cette question de la santé commune et bon il se trouve qu'à Lyon on a depuis le début du mandat pensé nos politiques publiques en ayant ce prisme de d'une seule santé le One house de l'OMS en tête ce qui nous a amené à faire plusieurs choses qui nous a amené par exemple déjà à fixer à chaque politique publique des objectifs en santé quand on fait de l'éducation on fait de la santé quand on fait de la culture on fait de la santé quand on fait du sport on fait de la santé alors il y a certaines politiques publiques pour lesquelles c'est assez évident quand je dis nature en ville santé bon bah les gens font le lien mais c'est pas toujours direct le lien quand on parle d'éducation par exemple mais si parce qu'on fait aussi de l'éducation à la santé au travers de notre projet éducatif de territoire par exemple donc on peut mettre la santé dans toutes nos politiques publiques donc première chose on l'avait partout deuxième chose le le sonné Earth de l'OMS c'est comment est-ce qu'on fait dialoguer les disciplines les acteurs donc donc action de coordination on fait croiser les disciplines les chercheurs en sciences dures entre rencontres les sociologues les anthropologues etc pour faire émerger des pratiques et puis de manière encore plus concrète on crée dans notre contrat local de santé qu'on a qu'on a conçu en associant une quarantaine d'acteurs locaux qui sont pas tous des acteurs de la santé et du soin et bien on conçoit un certain nombre d'actions qui sont montés à plusieurs et paf c'est comme ça qu'on met en place par exemple la maison des femmes à Lyon qui permet de prendre en charge de manière totalement disciplinaire des femmes victimes de violences sexuelles et pas que sur le plan du soin aussi sur l'accompagnement juridique sociale etc ça c'est un produit du contrat local de santé et donc de cette approche aussi one House et puis le onef on se dit il faut aussi agir sur les déterminants de santé donc les questions sociales environnementales ça semble évident bien évidemment mais les inégalités qui sont des déterminants de santé très très important bref donc wanna font là on est là paf on rencontre Olivier allemand qui nous parle de santé commune et qui nous dit en fait ça ne suffit pas il faut aller plus loin et comme tu dis très justement il faut aussi fixer des priorités et et continuer à interroger finalement ce concept ou un nerf qui qui a des limites c'est certain qui nous a quand même fait pas mal progresser parce qu'il nous permet de mettre de la santé partout quand même et ça c'est c'est utile mais voilà donc moi je voulais déjà remercier Olivier parce que c'est aussi pour pour nous en tant que cellules locales et les locaux pardon un aiguillon qui nous dit maintenant en fait là vous êtes peut-être pas aller encore assez loin dans justement la construction de territoires robustes il faut continuer à creuser et je voulais un peu sur ma faim moi c'est à dire fixer des priorités alors je voulais donner deux exemples qui me paraissent je pense je sais pas si ça illustre en tout cas ça va dans le sens où ce que tu évoqué sur la question enfin à la fois de la santé commune et de la robustesse tu parlais tout à l'heure de de dépenses éviter on le mesure que très rarement ça malheureusement mais moi je pense à un calcul qui a été diffusé il y a quelques mois suite à une étude de santé publique France qui dit la mauvaise qualité de l'air la pollution atmosphérique en France coûte donnez bien attention non pas mort en argent parce que c'est ils l'ont ils l'ont quelques heures qui deviennent des facilitateurs c'est ce qu'on c'est ce qu'on fait aujourd'hui par exemple à Lyon sur les lors de la saison des plantations qui va bientôt s'ouvrir parce que on attend là on attend la Sainte Catherine puisqu'elle Sainte-Catherine tout prend racine vous savez et donc on attend la Sainte Catherine avec impatience pour commencer à planter massivement à Lyon mais il y a quelques années en arrière on avait nos jardiniers qui venaient avec tous leurs matériels qui arrivaient qui plantait qui entretenait tout le reste de l'année tout allait bien là aujourd'hui toutes les enfin partout où on peut on peut encore s'améliorer bien sûr mais partout on peut en fait on va faire les plantations avec les habitants avec les premiers usagers des des des quartiers des microcars de la rue où on va faire les plantations donc forcément par exemple quand on fait une rue aux enfants et que donc on a piétonniser et qu'on fait des plantations devant l'école on fait les plantations avec les enfants et derrière où est-ce que ça crée de la robustesse c'est qu'en fait il y a plus personne qui piétinent les espaces verts et surtout pas les enfants eux-mêmes puisqu'ils les ont planté ils vont pas être idiots les enfants sont très intelligents ils vont pas ils vont pas piétiner la fleur qu'ils ont qu'ils ont planté quelques semaines auparavant et donc ça crée de la de l'adhésion et ça crée on est pour moi complètement dans cette dans cette idée de la robustesse mais pour ça effectivement il faut faire avec mais pourquoi je parlais de nos jardiniers c'est que c'est pas la même chose d'être jardinier d'être expert en botanique de connaître toutes les plantes leur cycle de vie que d'être un animateur j'ai pas comment on pourrait appeler un ordinateur botanique ou animateur jardinier c'est pas la même chose encadré des enfants ou des adultes qui vont planter c'est pas planter soi-même c'est un autre métier c'est un autre rapport aussi aux habitants et aux habitants ont on les a amenés à faire ça c'est pas simple parce que c'est aussi comme tu le disais tout à l'heure un changement culturel y compris dans l'exercice d'une profession qui est aujourd'hui je veux dire a été définie comme tel et là on est en train de leur demander autre chose heureusement ça marche et ils en sont très contents parce que ils voient aussi finalement que leur savoir-faire en les partageant prennent de la valeur alors que quand on regarde pour soi un savoir-faire et ben il est pas aussi valorisé il est pas aussi reconnu merci merci pour ce témoignage Grégory 10e maire de Lyon alors on le voit dans cet exemple et puis Olivier amant en parle la robustesse ça suppose de la coopération et là on va faire un exercice coopératif parce qu'en fait on va pas pouvoir circuler avec les micros les micros donc vous allez devoir faire circuler les micros vous-même et résister à la tentation puisque vous l'avez de le prendre pour poser votre question alors que c'est pas à vous donc on va faire cet exercice là on prend quelques questions commentaires dans la salle qui veut je prends un des deux micros là et puis après là non vas-y bonjour Merci beaucoup Julian perdrige à fabrique des transitions je voulais savoir comment on évalue la robustesse si vous aviez des voilà des propositions là-dessus on va prendre plusieurs questions allez-y d'accord parce que ma question n'a rien à voir mais je rebondis sur la dernière chose que vous avez dit en Sitan Michel Serres à propos des lieux et je profite de la présence du maire de Lyon qui est la deuxième ou la troisième métropole de France plus près le micro voilà tous les territoires peuvent-ils être robustes est-ce que à un moment il n'y a pas une une certaine naïveté à se dire les métropoles aujourd'hui peuvent encore être robustes avec trois jours d'autonomie alimentaire 6h d'autonomie énergétique des températures annoncées à 50 degrés dans certaines la métropole est-ce que est-ce que tous les territoires peuvent être robustes et est-ce que c'est pas un peu tard pour les métropoles bon ça fait deux questions copieuse donc on va peut-être on va peut-être déjà répondre à ça l'évaluation de l'Arabie c'est donc on sait très bien évaluer la performance on a plein d'indicateurs de performance donc ça c'est très très bien faire les KPI dans l'industrie les qui performance initiators les notes à l'école enfin ça débarque très très tôt alors il y a d'ailleurs il y a un adage zen celui qui a atteint son objectif à manquer tous les autres ouais c'est ça que ça permet un indicateur de performance c'est des œillères ça permet de voir l'indicateur et d'oublier tout le reste donc alors donc évidemment que l'indicateur de performance ça va pas être ce qui va nous aider pour faire de la robustesse on va plutôt s'en détourner il faut les mettre au second rang donc ce qu'on fait en premier c'est un stress test le stress test c'est un outil dynamique adapté à un monde dynamique un monde instable mon fluctuation et donc ça veut dire vous prenez votre organisation votre territoire votre association votre entreprise et vous faites fluctuer un des paramètres donc par exemple l'année prochaine le pétrole est deux fois plus cher l'année prochaine la Russie envahit les pays baltes dans trois mois la Chine envahit le Taïwan il y a une coupure internet pendant 6 mois vous imaginez des fluctuations comme ça et vous allez faire deux choses réfléchir aux conséquences dans le territoire qu'est-ce que ça provoque les effets domino et surtout qu'est-ce qu'il faut faire en amont pour que ça c'est la santé préventive qu'est-ce qu'il faut faire en amont pour que quand ça arrive on est suffisamment de marge de manœuvre pour encaisser le choc et donc ça c'est c'est tout simple alors à Lyon ce qui est bien c'est la métropole de Lyon a développé un outil qui s'appelle tumulte et qui est un jeu qui est un stress test à destination des entreprises et c'est très symbolique d'ailleurs du basculement de la performance à la robustesse puisque avant les territoires les métropoles notamment voulaient attirer le maximum d'entreprise stratégies de performance de toujours plus sauf que ça fait beaucoup de pollution de la casse sociale etc donc maintenant qu'est-ce que les métropoles pas toutes mais mets t'envoles de plus en plus nombreuses veulent renforcer le tissu d'entreprise existant bah on a basculé de la performance à la robustesse en fait quand on a cette lentille on la voit partout après hein c'est un peu là voilà le stressé dans ce cas c'est un premier un premier levier et puis peut-être je vais comme ça je passe au micro-ondes le sur les territoires est-ce que tous les territoires peut être robuste alors en fait c'est oui tous les territoires vont être robustes et c'est il faut plutôt penser la russes comme quelque chose qui est multi-échelle bah par exemple si je prends l'exemple de Lyon c'est pratique je suis aussi lyonnais donc il y a un petit billet quand même sur cette table ronde donc si on veut donc Lyon on va être la ville la plus chaude de France et voire même face à un des territoires qui va être très très chaud on va voir le climat d'Alger dans pas si longtemps donc on peut imaginer faire une robustesse locale c'est en disant ben on va arrêter de construire des des appartements qui ne font que 2,5 mètres de hauteur il va falloir faire 2,8 m pour avoir un espace pour brasser de l'air donc ça c'est plutôt de l'architecture des appartements traversant donc tout ça ça fait partie la conception mais ça ne suffit pas parce que un appartement qui robuste dans un territoire où il fait trop chaud ça marche pas donc qu'est-ce que qu'est-ce que tu as imaginé le fameux climatiseur naturelle à dans l'Est lyonnais donc transformer tout l'Est lyonnais dans une forme d'agroforesterie un arc d'agroforesterie l'air chaud se refroidit et là ça permet d'avoir une métropole hiver donc ce qu'on voit en fait c'est que la robustesse c'est à l'échelle d'un appartement d'un territoire et puis évidemment au niveau de l'état de l'Europe en fait ce qui ce qu'il faut voir là c'est que c'est plutôt faut penser code de maille la robustesse ou cellule comme un être vivant la revue ces un être vivant c'est parce qu'on est constitué de cellules qui sont toutes robustes c'est que je peux prélever une cellule de votre corps et je la cultiver en laboratoire elle sera viable alors dans des conditions une fête de viabilité qui sera quand même très petit mais elle a quand même une part de robustesse ce qui fait qu'elle est vraiment robuste c'est qu'un interagit avec d'autres cellules qui sont elles-mêmes robustes et donc c'est là où ça devient très pertinent cette histoire de robustesse multi-échelle c'est qu'en fait il faut non seulement prendre soin de sa robustesse mais prendre soin de ces tests des autres donc le jour où une métropole a un problème elle pourra bénéficier de leur business de son territoire si elle fait que de Larousse 16 pour elle-même ça ne marchera pas donc en fait c'est c'est incroyable mais il faut être robuste pour les autres sans leur dire en fait c'est quasiment parce que chacun doit faire sa revue ça doit être c'est les stocks masqués des choses comme ça quoi voilà donc c'est c'est quand même c'est compliqué hein dans notre culture aujourd'hui on veut au contraire tout optimiser si on optimise si vous voulez un arbre qui optimiser son automne lâcherai juste le nombre de feuilles qui lui faut pour que il y ait du substrat dans son sol quoi il lâcherait beaucoup moins de feuilles c'est donc les êtres humains en optimisent pas c'est un don en fait ils font ils prennent vraiment soin très largement de leur business des autres territoires merci la culture le travail sur la culture du risque qui rejoint ce que ce que ce que disait Olivier sur sur l'outil tumulte c'est quelque chose qu'on a travaillé depuis le début du mandat je vais vous donner un exemple pour illustrer le fait que cette culture du risque qui est pour moi qui va avec la recherche de robustesse elle elle est pas encore très diffuse donc on est au début du mandat je vais voir la préfecture et je leur dis qu'est-ce qui est prévu en cas d'accident nucléaire sur la centrale du Bugey qui est la plus vieille centrale en activité aujourd'hui et qui a 35 km à vol d'oiseau de Lyon mais 35 km c'est c'est juste au-dessus de la du périmètre qui est défini comme le périmètre de surveillance qui fait que la ville de Lyon n'est pas sollicitée n'est pas on lui demande pas son avis fallait pas intégrer intégrer dans justement les fameuses tresses que tu évoqué c'est-à-dire que en gros on s'est pas posé la question de comment est-ce que la ville de Lyon allait s'organiser en cas d'accident nucléaire oui mais enfin je pense qu'ici j'ai pas grand monde à convaincre sur les risques qui peuvent exister mais quand même s'il en reste à quelques-uns il faut il faut savoir que ce sera le budget non seulement c'est la plus ancienne mais qu'en plus elle est elle est la trajectoire de d'évacuation des eaux du barrage de Vouglans ça parle peut-être pas un grand monde mais si le barrage chaudes toute l'eau part sur la centrale et on sait pas ce qui se passe parce que il y a jamais eu de de stress test pour le coup donc donc ça veut dire que si on veut s'assurer de la robustesse de cet équipement nucléaire là il faut quand même qu'on s'assure de la robustesse d'un autre équipement bon je veux dire un avion piloté par des débiles qui se crash sur le barrage ça c'est déjà vu dans l'histoire de l'humanité je veux dire enfin d'un barrage ou d'un autre donc il faut penser à tous comme ça enfin à tous les risques voilà et donc j'évoque ça à la préfecture et je dis mais qu'est-ce qui se passe ah ben c'est très bien on doit distribuer des pastilles diodes à tout le monde je dis mais il y a 520000 habitants quand même à et et et et et ah oui pardon on doit distribuer des pastilles à tout le monde en 12 heures donc maintenant voilà vous avez deux heures pour me trouver une solution pour distribuer 520 000 passion diodes à 12h ouais en 12 heures en fait ça n'existe pas là la solution n'existe pas et j'ai bataillé pendant plusieurs années pour obtenir qu'on fasse un test en situation réelle de distribution pas idiots on l'a pas encore fait parce que ça traîne des pieds un peu partout mais mais pour moi le au-delà de du test en lui-même c'est pour montrer qu'il faut qu'on qu'on solidifie notre capacité à réagir et pourquoi est-ce qu'aujourd'hui cette capacité elle n'existe pas parce qu'on n'a pas de culture du risque on pense pas à toutes les éventualités possibles qui effectivement nous rendent nous rendre au buste et donc la question c'était est-ce qu'il y a des territoires sur lequel l'idée de robustesse mais bien sûr mais on en travaillant sur la culture du risque on va dans le sens d'une plus grande robustesse la question c'est d'où on part et jusqu'où on va jusqu'à quel niveau de robustesse il faut aller et là c'est plus à Olivier de nous donner des outils aussi de nous et de nous éclairer là-dessus mais je peux vous dire que à Lyon effectivement on part d'assez loin parce qu'en plus comme le disait Olivier on a la chance entre guillemets d'être sur une géographie qui nous expose à un réchauffement climatique beaucoup plus intense on a déjà pris plus de 2,4 degrés en moyenne depuis 1960 à Lyon donc il y a des images de Lyon des années du début du 20e siècle où il y a des gens qui font du patin à glace sur la Saône ou sur le lac le lac du parc de la Tête d'Or moi j'ai jamais vu le lac du parc de la Tête d'Orgelet encore moins la Saône voilà depuis que je suis lyonnais bref donc en fait on sait qu'il y a des changements qui sont là comment est-ce qu'on adapte la ville alors il faut adapter le grand territoire Olivier tu l'as dit mais comment est-ce qu'on adapte la ville bah par exemple je vais pas vous parler de la plantation d'arbres bien sûr c'est une évidence mais en faisant la ville de Lyon plus piétonne qu'elle naît aujourd'hui on développe des espaces piéton en fait ça veut dire que demain si un accident si effectivement le pétrole a vu son prix doublé et que plus personne ne peut rouler en voiture comment on fait pour se déplacer si la ville elle a pas été conçue premièrement pour la le mode de déplacement le plus simple qui est le la marche à pied quoi a priori une grande quantité de personnes pour un grand nombre de personnes pourront continuer à marcher à pied par contre peut-être que demain on pourra plus se déplacer en voiture parce que on pourra plus avoir accès à du carburant voilà et la question que vous posiez l'exemple que vous posiez sur la table qui est celui de de l'accès à l'alimentation et les fondamental on y travaille d'ailleurs aujourd'hui c'est pour ça qu'on développe des circuits courts d'abord parce qu'on a plus de chance de continuer à avoir accès à une alimentation si elle vient pas trop loin c'est sûr que si toutes nos filières sont pensées organisées structurer qu'avec des produits qui viennent de l'autre bout de la France de l'Europe ou du monde du jour au lendemain c'est beaucoup plus difficile de se de se retourner alors que si on a déjà beaucoup structurer les filières et qu'on a des agriculteurs et des agricultrices qui sont déjà qui sont déjà sur des productions pour le territoire pas pour l'exportation mais pour le victoire ça veut dire qu'on est on est plus en capacité de réagir à éventuellement un très gros stress sur l'accès alimentation donc je vais redonner la parole à la salle donc on va faire un homme une femme donc il y a un monsieur tout au fond là-bas et je vais en profiter pour ajouter un petit mot mais c'est dans cette série là c'est pas ça mais en fait quand on bascule de la de la performance à l'art du CE on bascule aussi de la gestion des risques à réenchanter le risque en fait on se place dans les conditions où le risque n'est plus un problème et en fait c'est très joyeux voilà les la ville de piétonnières la ville du quart d'heure c'est un moment décoloniale où le village devient un modèle pour la ville alors qu'avant la ville est un modèle pour le village on est vraiment dans une inversion et bah ça on a rien enchanté est-ce que je m'arrête bonjour Merci beaucoup Sylvain Mathot pépiniériste en Argonne à s'éloigne ici c'est pas le même territoire je voudrais parler à Monsieur le Maire de Lyon vous avez dit vous avez fait deux trois trucs en tant que professionnel dans la plantation des arbres et de la multiplication j'ai pas très bien saisi alors c'est ce qui est très bien c'est que vous allez former les animateurs pour planter des arbres mais juste après vous avez dit là vous avez parlé de la transmission des savoir-faire et comme si il y a quelque chose qui vous aviez posé problème alors moi de mon côté je transmets mais savoir-faire il y a un peu plus de 40 ans que je plante des arbres et que j'en multiplie j'en suis au stade où je transmets mais savoir-faire et je veux bien formé aussi dans mon coin en Meuse des des gens qui vont apprendre à planter mais si on n'a pas des gens qui n'ont qui n'ont eu simplement que de la sensibilisation à l'environnement ça ne suffira pas il faut bien intégrer tout le cycle du vivant tout le mouvement du vivant et ça se fait pas en 5 minutes alors bravo pour former des gens qui vont enseigner ou qui vont montrer comment un arbre réagit mais il y a un temps à faire les gens qui font de la plantation de la multiplication qui sont vraiment dans le secteur primaire c'est pas tout à fait la même chose que les gens qui enseignent c'est même pas le même secteur mais pourquoi pas et et bon courage c'est tout à fait ça fait tout à fait écho la table ronde Davant ou vous étiez aussi je crois ou c'est la question du temps de la transmission qui veut prendre la parole voilà s'il vous plaît bonjour merci merci beaucoup pour vos propos c'est vraiment enthousiasmant de remarques vous vous appuyez beaucoup sur le modèle de la nature pour sa robustesse et notamment des arbres est-ce qu'on n'a pas un problème d'accélération quand même c'est à dire que aujourd'hui les arbres et la nature en général quand même du mal à résister en vérité à la pression climatique qui s'accélère enfin je vous avais vu les forêts cette année dans le sud de la France c'était quand même extrêmement difficile donc ce modèle n'a-t-il pas ses limites et la deuxième question Conques la qualité de l'air il y a des économies à faire avec une un air de qualité c'est sûr mais il y a aussi des manques à gagner pour beaucoup d'acteurs dans la lutte contre la pollution de l'air donc comment on résout cette copie parce que tu peux te présenter pardon Emmanuel de Lille merci à côté de toi bonjour Si hamac de Strasbourg et lui le local moi j'avais une question sur les mots sur les la notion d'urgence qui fait aussi parfois en tout cas écho au culte de la performance on a été beaucoup de municipalités élus avec l'urgence sociale en tête et en fait on se rend compte aussi que à être autant dans la vitesse de la transformation qu'il faut l'urgence qu'il faut pour le faire on est aussi parfois dans cette dans cette performance et donc est-ce qu'il ne faut pas se délester de cette notion merci Alain je vous redonne la parole je démarre alors oui donc sur le la pépinière et l'apprentissage en fait quand on est dans le la performance on est on veut apprendre et en fait on veut être actif dans sa compréhension du monde et donc et donc ce que ça crée surtout bah ça peut créer de la compétition etcetera en fait dans le dans le monde de la robustesse on ne cherche plus tellement à apprendre on cherche surtout à apprendre à apprendre c'est un peu métal c'est un peu systémique parce qu'en fait on va faire des des classes ou le but ce n'est plus l'exhaustivité mais c'est de mettre en mouvement les citoyens et donc en fait si on commence à avoir le goût pour planter des arbres par exemple et ben en fait après on va avoir envie de se former donc en fait ce qui est très sous optimale ça c'est on commence par de la frustration parce qu'on n'a pas tout vu dans le cours mais parce qu'on a justement on n'a pas tout vu parce qu'on a aimé parce qu'on a eu un lien émotionnel on a envie d'apprendre et donc en fait on se met en mouvement parce qu'on est dans une école où on apprend à apprendre ça ce sont des écoles de la coopération c'est pas des écoles exhaustives c'est des écoles où les professeurs posent des questions mais n'apporte pas les réponses et donc c'est très c'est très mobilisant enfin c'est l'école freiné montess il y a toute une galaxie comme ça donc en fait c'est pas ça s'oppose pas c'est juste qu'en fait il faut des savoir-faire absolument ancrer si tu es dans un territoire mais l'exhaustivité du savoir-faire ne fait pas de l'apprentissage l'apprentissage c'est vraiment apprendre à apprendre aussi en fait voilà c'est une articulation entre les deux l'accélération du vent je fais des réponses courtes on a plus beaucoup que le réponse quoi donc en effet le vivant là on accélère tellement enfin juste pour donner le fameux chiffre en 50 ans on a perdu de 70 % des animaux vertébrés sauvages sur les continents la comparaison c'est les dinosaures ils ont mis 33000 ans à disparaître donc on va trois ordres de grandeur plus vite c'est ça qui est vraiment important pour la biodiversité c'est le la vitesse de l'effondrement qui est qui est absolument dément quoi donc ça veut dire en effet que il y a un seuil de robustesse et quand on le Pass bah on est plus robuste on casse alors c'est c'est là où en fait je n'utilise pas le mot de résilience parce que pour moi en fait il est pas très utile ce mot là c'est qu'en fait quand on a passé le seuil de robustesse et ben se transforme on ne veut surtout pas revenir au monde d'avant on veut juste changer de monde et donc en fait c'est ce qui se passe donc par exemple des arbres qui meurent parce qu'ils ont des stocks dans leurs troncs même s'ils sont vraiment en fait une SCP complètement coupé quoi voilà il reste plus rien il y a quand même encore des racines il y a encore des stocks il y a des sucres dans le tronc qui paraît tout mort comme ça mais pourtant il y a encore des illusions qui peuvent régénérer des bourgeons et refaire alors par contre enfin en faire des tiges des feuilles alors il aura pas la même tête c'est c'est un arbre qui aura plus du tout la même tête qu'avant il se sera transformé mais c'est sa robustesse préliminaire qui lui a permis de se transformer sans robustesse pas de transformation c'est un potentiel et donc en fait c'est ce qui se passe chez nous là c'est pas chez nous dans le monde vivant on commence à voir des adaptations incroyables des animaux durs qui deviennent nocturnes parce que c'est le seul espace que on leur laisse nous les humains et pareil pour les plans et donc c'est donc en fait le vivant quand il atteint son seuil de robustesse et quand ça casse il se transforme et d'ailleurs c'est même l'évolution darwinienne c'est je commence à il y a des impasses évolutifs mais en fait ça c'est les espèces qui se sont transformées l'urgence alors l'urgence en effet c'est le piège de la performance quand on est dans l'urgence que ce soit une urgence climatique économique sociale le piège pierre formant c'est d'accélérer donc vous imaginez vous êtes le hamster dans la roue et il y a urgence vous allez courir encore plus vite voilà donc c'est Ivanie Leach qui disait la médecine c'est la Libye d'une société pathogène c'est ça en fait c'est que la médecine certains points de vue nous permet d'accélérer en fait les anxiolytiques permettent de bien profiter de son burn out parce qu'on est on y va quoi donc c'est plutôt plutôt s'attaquer à la société pathogène quoi et donc si en fait c'est très simple nous sommes tous des êtres vivants à quatre dimensions les trois dimensions de l'espace la quatrième dimension du Temps X Y ZT si on manque de temps il nous reste l'espace et donc c'est ça qui est incroyable c'est quand on manque de temps quand il y a urgence il faut se relier à son espace à son territoire en fait c'est exactement ce que font les êtres vivants les êtres vivants quand il y a urgence il n'accélère pas ils font des symbiose il densifie leurs interactions avec leurs territoires et ce qui est incroyable c'est que c'est la coopération territoriale qui crée du temps long c'est quand on se reconnecte à son espace concret du talent et donc le piège performants c'est d'accélérer et donc de réduire encore plus le temps qui nous reste donc c'est enfin voilà c'est je le dis de façon très comme ça mais en fait il y a plein d'exemples là aussi on a déjà basculé dans ce monde-là les coopératives les scopes l'agro-écologie de toujours pareil les échanges de semences entre paysans et échanges de pratiques les écoles de la coopération et cetera pas il y a toute une galaxie de solutions qui sont des symbiose territoriales et toujours pareil c'est une question de robustesse c'est que si on est extraterrestre si on ne se préoccupe pas d'arbustes de son territoire bah ce sera pas viable donc c'est c'est l'ancrage territorial qui qui est une clé en tout cas une qui est importante juste pour préciser sur la question de des jardiniers qui deviennent animateurs parce que j'avais pas je veux pas être mal compris mais je faisais simplement état de l'évolution des métiers du jardinier qui vient par lui-même planter et qui se préoccupe pas de comment s'est perçu autour de lui qui aujourd'hui devient animateur c'est à dire que c'est la même personne toujours dans la direction de la biodiversité de la nature en ville de la ville de Lyon et ben cette personne en lui demande pas simplement de planter on lui demande de faire avec donc il va être avec un groupe d'habitants ou avec un groupe d'enfants et du coup il va y avoir transmission de savoir d'abord parce que comme tu le disais Olivier il va y avoir il y a un moment vécu ensemble donc il y a une émotion et la transmission de savoir enfin nos jardiniers sont pas en train de de donner des cours de botanique à tous les enfants de la ville quand bien même en fait c'est pas ça qu'on leur demande mais ils vont transmettre ici et là quelques petits savoirs ils vont dire ah bah tiens regarde la feuille de romarin là quand tu la prends elle sent bon ah paf un tout petit savoir c'est vraiment microscopique mais un enfant qui avait jamais touché une plante de sa vie avant pour lui c'est déjà un premier contact avec la nature et c'est déjà quelque chose qui va lui donner envie et surtout au-delà du fait que ça va lui donner envie d'apprendre comme tu le disais Olivier ça va aussi ça va lui permettre de s'approprier ce qu'il a enfin ce qu'il a fait ce qui s'est produit là il a planté lui-même une petite pousse de romarin grande comme ça devant son école mais jamais jamais il va aller la piétiner après parce que c'est un truc qu'il a fait en plus avec ses camarades donc il a il a il pour lui il voit la richesse que ça représente et donc bah on le voit les espaces de nature qu'on a établi devant devant les écoles avec nos établissements des rues aux enfants en fait ils sont florissants ils sont pas piétinés par les enfants alors qu'au début quand on a commencé à parler de tout ça il y a des des parents ou des habitants qu'ils aiment est là où vous voulez mettre de les planter devant les écoles les enfants vont tous piétiner ça va jamais pousser externe mais pas du tout les enfants sont hyper respectueux dès lors qu'on l'a fait avec eux voilà puis après ça se transmet de génération en génération juste je voulais répondre sur la question d'urgence parce que tu as raison c'est mais il y a aussi si je peux me permettre une question un peu politique au sens au sens de la stratégie politique c'est vrai que on était dans un moment en 2020 où il fallait parler de l'urgence parce qu'on était dans un il fallait qu'on secoue un peu le cocotier qu'on qu'on capte l'attention qu'on dise aux gens eh réveillez-vous là il faut changer justement de paradigme et parler d'urgence c'était une façon de commencer à installer alors je sais pas si c'est que du vocabulaire ou et aussi de la grammaire mais il fallait il fallait changer d'approche maintenant pour moi c'est plus du tout ça continue à parler d'urgence alors qu'en plus à Strasbourg comme à Lyon hein ça fait 6 ans qu'on est en responsabilité les gens se disant mais qu'est-ce qu'ils ont foutu j'ai ils nous ont parlé d'urgence on est encore dans l'urgence enfin à quoi ça sert de les avoir mis au pouvoir bon non je pense que de toute façon la question elle est pas celle de l'urgence aujourd'hui climatique en fait je parle là encore une fois politiquement dans la réalité bien sûr qu'elle est toujours là mais la question c'est ce que tu évoquais Olivier aujourd'hui ce qui va être pour moi l'univers des problématiques clés pour la prochaine élection les prochaines élections municipales c'est toutes les questions sociales c'est la justice sociale c'est la cohésion sociale c'est c'est le lien c'est la coopération c'est ça qui est au cœur en plus de ce que nous vivons aujourd'hui on a les réponses on sait qu'il faut des des grands espaces de des grands espaces végétalisés pour rafraîchir les villes en plus de planter dans les villes on sait tout ça on a les solutions techniques et une fois qu'on est en responsabilité on peut les déployer non mais comment est-ce que aujourd'hui on va préparer ces élections enfin je le dis sillage c'est pas de la science absolue ce que je dis mais moi je suis convaincu que c'est d'abord la justice sociale alors j'utilise un terme un peu galvaudé mais en gros derrière la justice sociale c'est les questions de robustesse de coopération d'interactions qui sont au cœur en fait des attentes des gens c'est ça qu'ils veulent c'est super parce que on reboucle du coup sur la question posée au départ qui est en quoi la robustesse peut être justement le le socle d'un nouveau contrat social un mot de la faim Olivier Alain j'ai envie de dire trois mots en fait je vais essayer d'être cours parce que Grégory on parle très bien le dans le monde de la performance on cherche les solutions clés en main dans le monde de leur business on cherche les conditions dans lesquelles les solutions émergent donc c'est toujours un billard à trois bandes bah voilà par exemple on va replanter avec des enfants ce qui est certainement moins clé en main que d'avoir un professionnel qui va planter quoi bah mais par contre la solution elle émerge elle est robuste elle va se maintenir de le deuxième point c'est dans la santé commune santé des miniatures elle santé sociale santé des humains la partie la plus importante c'est la santé sociale c'est que la santé des miniatures c'est la base c'est ça qui va faire que on est viable sur son territoire la partie où nous on a un levier nous les humains nous les sociétés humaines c'est la santé sociale et donc si on rate la case santé sociale c'est de la pensée magique prendre soin des milieux naturels ça ne va pas faire de la santé des humains ça fait de la santé des humains seulement si on prend soin de la santé sociale et des organisations sociales et le peut-être le dernier petit point je vais revenir sur le mot de présenter me sentais des jeunes notamment là on a en fait un enjeu énorme santé des adolescents et des jeunes adultes en notamment qui sont à qui on dit comme je l'ai fait d'ailleurs quand le 21e siècle sera très fluctuant très turbulent voilà on va leur dire votre 20e siècle il va être pourri quoi et donc il faut faire des efforts mais là il démissionne il désertent et même moi le premier enfin si on me disait ça je déserte tout de suite quoi mais qu'est-ce que c'est que ce truc donc en fait alors voilà le un discours honnêtement plus engageant c'est de dire oui ça va tanguer très fort mais ça va être l'occasion de tout changer de tout changer on va construire avec les fluctuations et en plus le les êtres vivants sont sur terre pour nous dire que ça marche que c'est autour de nous c'est en nous c'est dans notre corps nous aussi on est robuste donc c'est un message enfin pour moi de de santé publique on a une épidémie de dépression chez les jeunes enfin faut quand même s'en rendre compte que le burn out maintenant c'est plus à 50 ans c'est à 20 ans donc faut quand même réalisé à quel point on a endommagé la population les populations donc c'est en plus ça c'est aussi de la santé publique quoi voilà c'est un message engageant et qui et qui crée un monde viable voilà merci c'est super de finir un échange en se disant qu'on a envie de connaître la suite merci beaucoup à Grégory Doucet et à Olivia Hamon on est sur un format d'une heure très contre un merci de vous être prêté au jeu et bah à plus tard pour des discussions rendez-vous aux écuries pour prolonger ces discussions merci